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Le grand salon et son grand ciel blanc en rotonde a inspiré Constance Guisset pour sa lampe en bois et métal inspirée par les outils d'observation de l'univers. À gauche, une chouette en pierre – l'animal fétiche d'Auguste Perret –, signée André Abbal dans les années 1930. Boiseries et parquet en chêne, comme dans tout l'appartement, dialoguent avec le béton et ses jeux de matière.
Jérémie Léon
Créée par la commissaire d’exposition, journaliste et autrice Marion Vignal, Genius Loci est un programme d’expositions immersives faisant dialoguer architecture, design et art contemporain. Chaque édition met en lumière une demeure privée à la dimension artistique exceptionnelle et révèle l’esprit du lieu à travers les œuvres et commandes spéciales d’artistes invités. L’année passée, c’était la villa L'Ange Volant, à Garches, créée par l’architecte et designer Gio Ponti. Au programme de ses prochaines éditions, Genius Loci invitera à la découverte de lieux insoupçonnés à Venise, Bruxelles, Los Angeles et sur la Riviera. Pour sa deuxième édition, Genius Loci ouvre pour la première fois les portes de l’appartement parisien de l’architecte Auguste Perret.
Depuis le petit salon, l'enfilade des pièces menant à la salle de bains. À droite, une chaise Carbone de Martin Szekely. Au fond, toujours à droite, une œuvre de Nadège Desgenétez.
Jérémie Léon
Chef d’œuvre de béton Art déco
En 1932, l’architecte visionnaire, pionnier du béton armé et entrepreneur Auguste Perret a presque 60 ans. À cette époque, il a déjà construit l'immeuble de la rue Franklin, le garage Ponthieu, le Théâtre des Champs-Élysées, la salle Cortot et se prépare aux chantiers du bâtiment du Mobilier national et du Palais d’Iéna. Avec le 51, rue Raynouard, sur la colline de Passy, il signe une œuvre de maturité. Dans cet immeuble de bois et de béton, reflet de la quintessence de son art jusqu'aux moindres détails de mobilier, de mosaïques, de miroirs, d'appliques, le maître de l’équerre installe son agence au rez-de-chaussée et, au septième étage, son appartement privé, avec vue panoramique sur le ciel de Paris. L’adresse de la rue Raynouard devient l’épicentre de sa vie parisienne, et l’appartement le théâtre de nombreuses réceptions où l’architecte convie amis artistes, écrivains et musiciens. Il y vivra jusqu’à sa mort, en 1954, date après laquelle son épouse lègue l’appartement à l’Association Auguste Perret – créée par les anciens élèves de l’architecte – qui le conservera jusqu'à aujourd'hui dans son état d'origine.
Dans la salle de bains, une installation en verre dichroïque dorée à la feuille d’or de Thomas Devaux (Courtesy Galerie Bacqueville) fait face à la Ice Chair de Paul Mathieu.
Jérémie Léon
Une expérience intimiste de l'architecture
Dans le reflet d'un miroir du vestibule, Little Night Owl II, bronze et séquoia de Thomas Houseago (Courtesy Xavier Hufkens).
Jérémie Léon
Référence à la passion d'Auguste Perret pour les anges, les ailes en plumes de Unbroken, de Morgane Tschiember, 2020 (Courtesy Albarran Bourdais), sur un bureau pivotant en acajou, thuya et galuchat signé Auguste Perret et Jacques-Emile Ruhlmann.
Jérémie Léon
La bibliothèque transformée en cabinet de curiosité par Théo Mercier.
Jérémie Léon
Dans la salle à manger, les anneaux en onyx de Théo Mercier et l'installation florale de Louis-Géraud Castor s'emparent d'une enfilade en métal.
Jérémie Léon
La lampe de Constance Guisset en version « sur pied ».
Jérémie Léon
L'installation en verre dichroïque de Thomas Devaux.
Jérémie Léon
La Ice Chair de Paul Mathieu, 1987.
Jérémie Léon
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